Lokman Sboui
École de Technologie Supérieure (ÉTS), Montréal, Canada
Biographie du conférencier
Lokman Sboui est professeur agrégé au Département de génie des systèmes de l’École de technologie supérieure (ÉTS) de Montréal, au Canada, et membre senior de l’IEEE. Ses recherches se situent à l’intersection de l’intelligence artificielle, des systèmes intelligents et de la connectivité avancée, avec pour objectif de rendre les systèmes complexes plus durables, plus efficaces et plus résilients.
L’intelligence sobre en ressources constitue un axe central de ses travaux : permettre aux systèmes d’optimiser la détection, le traitement, la communication et la prise de décision sous des contraintes d’énergie, de latence, de données et de connectivité. Ses recherches combinent l’IA, la vision par ordinateur, l’Internet des objets (IoT), l’Edge AI, les jumeaux numériques, les communications sémantiques et les réseaux de satellites en orbite basse (LEO).
Ses travaux répondent à des enjeux majeurs en agriculture durable, surveillance des feux de forêt, transport intelligent, villes intelligentes, bâtiments écoénergétiques et systèmes sans fil résilients. Parmi ses projets récents figurent l’optimisation du déneigement assistée par l’IA, la détection par satellite du stress des cultures et des mauvaises herbes, la gestion intelligente de l’énergie des bâtiments, la détection des feux de forêt sur des réseaux IoT–LEO et l’Edge AI légère.
Le Pr Sboui a reçu le prix du meilleur article à IEEE ICC 2025 et le prix de la meilleure affiche à IEEE CCECE 2024. Il dirige une subvention à la découverte du CRSNG portant sur la connectivité IoT–satellite pour les régions éloignées, une initiative FRQ Québec–Tunisie sur l’agriculture intelligente fondée sur l’IA, ainsi que plusieurs projets financés par Mitacs en IA, IoT, agriculture et optimisation énergétique des bâtiments.
Il est coauteur de plus de 75 publications, a mené des collaborations académiques et industrielles internationales et siège au comité éditorial de la revue IEEE Wireless Communications Letters depuis 2022. Il contribue également à de grandes conférences IEEE en tant que membre de comités techniques de programme, évaluateur et responsable de sessions.
Sa vision est de développer des systèmes intelligents qui transforment les données en actions rapides et sobres en ressources, au service de la durabilité, de la résilience et d’un impact sociétal concret.

Le Forum mondial sur l’éducation, tenu en mai 2015 à Incheon sous l’égide de l’UNESCO et ses partenaires, s’est conclu par la Déclaration d’Incheon pour l’Éducation 2030, un engagement historique de transformer la vie grâce à une nouvelle vision de l’éducation et à des actions courageuses et innovantes pour la réaliser. Le Cadre d’action Éducation 2030, qui établit cette nouvelle vision de l’éducation pour les 15 années à venir, a été adopté par plus de 180 états membres de l’UNESCO. Quatre ans plus tard, à la 9e Réunion mondiale de la Consultation collective des ONG pour Éducation 2030 (CCONG-Éducation 2030), qui s’est tenue en Tunisie en 2019, les organisations participantes ont affirmé que le monde est confronté à une crise éducative, causée par un manque de volonté politique, une faible priorisation de l’éducation et un financement insuffisant. De plus, elles ont constaté une tendance croissante à la commercialisation de l’éducation, ce qui contribue à creuser davantage les inégalités. Les systèmes éducatifs mondiaux ne semblaient pas respecter l’engagement pris dans le programme Éducation 2030. Le ministre de l’Éducation de la Tunisie d’alors avait, à la même occasion, souligné que la plupart des pays n’avancent pas suffisamment pour atteindre les objectifs fixés pour 2030. Il a appelé à une reconnaissance de l’importance stratégique de l’éducation pour toutes les nations et a encouragé la société civile à jouer un rôle majeur dans la mobilisation pour y parvenir.