Juger avec l’IA dans sa discipline, et évaluer ce qu’elle ne peut pas faire à la place de l’étudiant·e
Enseignant·es et enseignant·es-chercheur·es de toutes disciplines. Aucun prérequis technique.
Deux journées en présentiel, en ateliers. Chaque participant·e travaille sur ses propres cours et ses propres évaluations.
Présentation
L’IA générative produit des réponses fluides, assurées et parfois fausses. Seul·e l’expert·e d’une discipline sait les repérer, les corriger et les arbitrer.
La formation part de cette expertise. Le premier jour, les participant·es confrontent l’IA à des questions de leur propre discipline et analysent ce qu’elle fait à l’apprentissage des étudiant·es. Le second jour, ils et elles testent la résistance de leurs propres évaluations face à l’IA, les auditent avec une grille dédiée, puis les reconçoivent pour rendre visible le raisonnement de l’étudiant·e.
Ce que vous saurez faire
À l’issue de la formation, les participant·es seront capables de :
- 1
Arbitrer
une production d’IA dans leur discipline : repérer l’erreur plausible, l’omission ou le hors-contexte, et justifier la correction.
- 2
Distinguer
dans une tâche étudiante, l’usage de l’IA qui soutient l’apprentissage de celui qui le remplace.
- 3
Auditer
un dispositif d’évaluation existant avec la grille RCTM (Reproductibilité, Contextualisation, Tacitité, Multimodalité).
- 4
Reconcevoir
ce dispositif pour rendre visible le discernement disciplinaire de l’étudiant·e.
Deux journées en ateliers
L’IA se trompe avec aplomb, le jugement reste disciplinaire
- Mise à l’épreuve de l’IA sur des questions d’examen apportées par les participant·es
- Confrontation entre collègues d’une même discipline : sur quoi repose le jugement expert
- Ce que l’IA fait à l’apprentissage : réaliser une tâche étudiante avec une IA qui répond, puis avec une IA qui questionne
- Analyse d’un corpus avec vérification de chaque affirmation contre sa source
Évaluer ce que l’IA ne peut pas faire à la place de l’étudiant·e
- Test de résistance : soumettre ses propres évaluations à l’IA
- Audit de chaque dispositif avec la grille RCTM
- Reconception de l’évaluation et nouvel audit par un autre groupe
- Feuille de route personnelle pour le semestre
À apporter par chaque participant·e
- Un ordinateur portable
- Une question d’examen ou de TD de sa discipline
- Une consigne de travail donnée aux étudiant·es
- Un dispositif d’évaluation utilisé dans un de ses cours (examen, projet, mémoire, oral)
Ces documents ne doivent contenir aucune donnée nominative d’étudiant·e.
Outils utilisés
Dialogue socratique avec l’IA
Audit RCTM des évaluations
Formation animée par
Technopédagogue et formateur en IA générative, auteur de « Évaluer en formation à l’ère de l’IA générative » (Chronique Sociale, juin 2026, préface de Christelle Lison).
CIFFIP, Les Berges du Lac 2, Tunis · Deux journées en présentiel

Le Forum mondial sur l’éducation, tenu en mai 2015 à Incheon sous l’égide de l’UNESCO et ses partenaires, s’est conclu par la Déclaration d’Incheon pour l’Éducation 2030, un engagement historique de transformer la vie grâce à une nouvelle vision de l’éducation et à des actions courageuses et innovantes pour la réaliser. Le Cadre d’action Éducation 2030, qui établit cette nouvelle vision de l’éducation pour les 15 années à venir, a été adopté par plus de 180 états membres de l’UNESCO. Quatre ans plus tard, à la 9e Réunion mondiale de la Consultation collective des ONG pour Éducation 2030 (CCONG-Éducation 2030), qui s’est tenue en Tunisie en 2019, les organisations participantes ont affirmé que le monde est confronté à une crise éducative, causée par un manque de volonté politique, une faible priorisation de l’éducation et un financement insuffisant. De plus, elles ont constaté une tendance croissante à la commercialisation de l’éducation, ce qui contribue à creuser davantage les inégalités. Les systèmes éducatifs mondiaux ne semblaient pas respecter l’engagement pris dans le programme Éducation 2030. Le ministre de l’Éducation de la Tunisie d’alors avait, à la même occasion, souligné que la plupart des pays n’avancent pas suffisamment pour atteindre les objectifs fixés pour 2030. Il a appelé à une reconnaissance de l’importance stratégique de l’éducation pour toutes les nations et a encouragé la société civile à jouer un rôle majeur dans la mobilisation pour y parvenir.