Formation
Enseigner les maths, sciences et technos en utilisant l’intelligence artificielle générative (IAG) : Des stratégies dans une perspective d’équité sociopédagogique
Louise Lafortune
Ph. D. — Université du Québec à Trois-Rivières
Professeure émérite de l’université du Québec à Trois-Rivières; professeure invitée, Université de Holguín (Cuba); vice-présidente de AFFESTIM (association de la francophonie à propos des femmes en sciences, technologies, ingénierie, mathématiques)
Résumé
L’intelligence artificielle générative (IAG) s’impose aujourd’hui comme un outil omniprésent dans les milieux éducatifs, scientifiques et communautaires. Si elle ouvre des possibilités inédites d’accès aux connaissances de plusieurs domaines et de soutien à l’enseignement, elle pose simultanément des enjeux majeurs : des changements pédagogiques à envisager; des processus d’évaluation à repenser; des perspectives innovatrices d’équité sociopédagogique. Cette formation réflexive-interactive propose d’examiner et de discuter de stratégies d’enseignement et d’évaluation à partir d’une approche innovatrice, critique, inclusive et sociopédagogique. Les stratégies proposées sont associées à une prise en compte des dimensions affective, métacognitive, cognitive et sociale de l’apprentissage des maths, sciences et technos.
Avant la formation réflexive-interactive, les personnes participantes sont invitées à réfléchir à ce qu’elles pensent de l’utilisation de l’IAG dans leur enseignement : ce qui est déjà fait, ce qui pourrait être fait, ce qui serait difficile à appliquer.
Elles peuvent aussi faire parvenir leurs questions ou commentaires à louise.lafortune@uqtr.ca
Notice biographique de Louise Lafortune
Louise Lafortune Ph.D. (enseignement des mathématiques au cégep (lycée)) est professeure émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières, professeure invitée à l’Université de Holguín à Cuba. Elle est vice-présidente et cofondatrice de l’AFFESTIM (Association de la francophonie à propos des femmes en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Elle a enseigné les mathématiques au cégep (niveau lycée), elle a écrit des livres de mathématiques pour le secondaire et elle a enseigné en formation à l’enseignement des mathématiques à l’université. Ses intérêts de recherche portent sur les dimensions affective et métacognitive de l’apprentissage, sur la mathophobie, l’équité sociopédagogique et la pédagogie interculturelle, la situation des femmes en STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Dans les dernières années, elle est particulièrement coauteure du Manifeste à propos des femmes en STIM en 2022, de Quelle est la situation des femmes en ingénierie au Québec en 2024 et de Plaisirs dans les danses latines (2025). Comme auteure, la présente communication est basée sur un livre paru en 2026 :
Lafortune, Louise avec des collaborations (2026*). Une approche d’équité sociopédagogique sensible à L’EDI (équité, diversité, inclusion) pour intéresser les filles et les garçons à s’orienter en STIM (sciences, technologies, ingénierie, mathématiques). Éditions JFD. 2e édition augmentée avec des propositions d’activités intégrant l’IAG (intelligence artificielle générative)

Le Forum mondial sur l’éducation, tenu en mai 2015 à Incheon sous l’égide de l’UNESCO et ses partenaires, s’est conclu par la Déclaration d’Incheon pour l’Éducation 2030, un engagement historique de transformer la vie grâce à une nouvelle vision de l’éducation et à des actions courageuses et innovantes pour la réaliser. Le Cadre d’action Éducation 2030, qui établit cette nouvelle vision de l’éducation pour les 15 années à venir, a été adopté par plus de 180 états membres de l’UNESCO. Quatre ans plus tard, à la 9e Réunion mondiale de la Consultation collective des ONG pour Éducation 2030 (CCONG-Éducation 2030), qui s’est tenue en Tunisie en 2019, les organisations participantes ont affirmé que le monde est confronté à une crise éducative, causée par un manque de volonté politique, une faible priorisation de l’éducation et un financement insuffisant. De plus, elles ont constaté une tendance croissante à la commercialisation de l’éducation, ce qui contribue à creuser davantage les inégalités. Les systèmes éducatifs mondiaux ne semblaient pas respecter l’engagement pris dans le programme Éducation 2030. Le ministre de l’Éducation de la Tunisie d’alors avait, à la même occasion, souligné que la plupart des pays n’avancent pas suffisamment pour atteindre les objectifs fixés pour 2030. Il a appelé à une reconnaissance de l’importance stratégique de l’éducation pour toutes les nations et a encouragé la société civile à jouer un rôle majeur dans la mobilisation pour y parvenir.