Dalenda Bouzgarrou-Largueche
Professeure des universités, historienne spécialiste des questions féminines et du genre
Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, Tunisie
Notice biographique
Dalenda Bouzgarrou-Largueche est Professeure des universités, historienne spécialiste des questions féminines et du genre. En tant qu’historienne et professeure d’histoire moderne à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba, elle entreprend l’ouverture du champ historique dans l’enseignement comme dans la recherche, sur l’histoire des femmes et les questions relatives aux rapports sociaux de sexes. Elle a également initié dans le cadre du Laboratoire Histoire et Patrimoine de Tunisie, qu’elle a dirigée de 2009 à 2011, une équipe de recherche en « Genre, femmes, histoire et patrimoine ». Elle a également un Certificat d’Histoire des Femmes, et mis en place le premier master Genre à l’université tunisienne : « Genre, culture et société ».
Ses multiples publications et colloques organisés autour de l’Histoire des Femmes et des questions de genre, relatent d’une riche activité de recherche durant toute sa carrière universitaire : parmi ses principales publications : Marginales en Terre d’Islam, Histoire des femmes au Maghreb, Femmes en Ville, « Femmes et vie quotidienne à l’époque précoloniale », « Femmes et violence au XIX s », Monogamie en Islam. L’exception kairouanaise ; et dernièrement (Février 2026), Dictionnaire des Féministes. Tunisie, un siècle de féminisme, qu’elle a initié et dirigé.
Dalenda Largueche est une féministe engagée dans la société civile pour les droits des femmes et l’égalité. Elle est l’une des fondatrices de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates et de l’Association des Femmes Tunisiennes pour la recherche sur le développement.
Elle a par ailleurs été Directrice Générale du Centre de Recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) de 2011 à 2018. Sous sa direction, le CREDIF était partie prenante des batailles engagées pour les droits des femmes, dont celle menant à la loi 58 de juillet 2017 relative à la lutte contre les violences à l’encontre des femmes.
Sa riche expérience en matière de questions se rapportant aux femmes et au genre, tant à l’université que dans la société civile, lui a permis d’acquérir une expertise en la matière.

Le Forum mondial sur l’éducation, tenu en mai 2015 à Incheon sous l’égide de l’UNESCO et ses partenaires, s’est conclu par la Déclaration d’Incheon pour l’Éducation 2030, un engagement historique de transformer la vie grâce à une nouvelle vision de l’éducation et à des actions courageuses et innovantes pour la réaliser. Le Cadre d’action Éducation 2030, qui établit cette nouvelle vision de l’éducation pour les 15 années à venir, a été adopté par plus de 180 états membres de l’UNESCO. Quatre ans plus tard, à la 9e Réunion mondiale de la Consultation collective des ONG pour Éducation 2030 (CCONG-Éducation 2030), qui s’est tenue en Tunisie en 2019, les organisations participantes ont affirmé que le monde est confronté à une crise éducative, causée par un manque de volonté politique, une faible priorisation de l’éducation et un financement insuffisant. De plus, elles ont constaté une tendance croissante à la commercialisation de l’éducation, ce qui contribue à creuser davantage les inégalités. Les systèmes éducatifs mondiaux ne semblaient pas respecter l’engagement pris dans le programme Éducation 2030. Le ministre de l’Éducation de la Tunisie d’alors avait, à la même occasion, souligné que la plupart des pays n’avancent pas suffisamment pour atteindre les objectifs fixés pour 2030. Il a appelé à une reconnaissance de l’importance stratégique de l’éducation pour toutes les nations et a encouragé la société civile à jouer un rôle majeur dans la mobilisation pour y parvenir.