SÉANCE — ESDST-O7
Samedi 31 octobre 2026
11h00
Salle El Jem
Résumé de la communication

Des stagiaires en enseignement de l’histoire au secondaire : quelle construction de leur identité professionnelle ?

Résumé

Dans le cadre de leur formation en alternance, les stages visent le développement des compétences professionnelles en contexte d’enseignement des futurs enseignants (Ministère de l’Éducation du Québec, 2001). Au terme de leurs études universitaires, les étudiants sont généralement satisfaits de leur formation en milieu de pratique, appréciant le contact réel avec la classe et l’école et l’encadrement de l’enseignant associé (Dufour et al., 2020). Ce dernier, formateur de terrain, doit aider le stagiaire à dépasser le cadre de la reproduction d’un modèle et à développer la réflexivité (Beckers, 1999 ; Bashan et Holsblat, 2012). Dans cet esprit, il est appelé à soutenir le développement de l’autonomie et de l’identité professionnelles du stagiaire (Portelance et al., 2008). Or, il est parfois présenté comme un modèle de pratique (Derobertmasure et al., 2011). À cet égard, certains formateurs de terrain encouragent les stagiaires à se conformer au modèle qu’ils prétendent représenter, apparaissant parfois comme des contre-modèles aux yeux des stagiaires (Trent, 2018 ; Pomerleau, 2024). Nous nous intéressons au développement professionnel du stagiaire, particulièrement à l’identification d’indices témoignant de la construction de son identité professionnelle. À l’instar de Gohier et al. (2001), nous concevons cette construction en tant que processus dynamique et interactif constitué de différents éléments : rapport à soi, au travail, aux responsabilités, aux apprenants, aux collègues et au corps professoral, ainsi qu’à l’école comme institution sociale. Une recherche qualitative interprétative exploratoire a été réalisée. Huit stagiaires en enseignement de l’histoire au secondaire y ont participé pendant leur stage final. La collecte des données a été effectuée au moyen d’entretiens individuels semi-dirigés. Les résultats mettent l’accent sur leur représentation de soi comme enseignants d’histoire et l’affirmation de leur singularité par rapport aux normes ministérielles et sociales. Les apprenants, citoyens en devenir, se situent au cœur de leur rapport au travail et aux responsabilités. Il semble que les savoirs abordés à l’université influencent la relation pédagogique qu’ils établissent avec les élèves et que leurs savoirs expérientiels les incitent à tenir compte des besoins de chacun et à viser le développement de la pensée critique. Une autre recherche permettrait d’analyser le sentiment d’identité collective des futurs enseignants.

Forum de l’Éducation ESDST’2026 — Hôtel Verdi, Gammarth (Tunisie)